LA PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE UNE MODE ÉLECTORALE ? PROBABLEMENT PAS

LA PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE UNE MODE ÉLECTORALE ? PROBABLEMENT PAS

« Transition énergétique », « performance thermique des bâtiments », « émissions de gaz à effet de serre » … des termes à la mode pour des raisons électorales ?

Les programmes des candidats déclarés pour l’élection présidentielle 2017 confirment la tendance.

Si les visions diffèrent sur le mix énergétique, notamment quant à la place de l’énergie nucléaire ou au rythme de montée en puissance de la part des énergies renouvelables, les candidats se rejoignent sur la nécessité de rénover notre parc immobilier afin de le rendre plus efficace thermiquement.

Les propositions se ressemblent : reconduite des aides fiscales ou création de nouvelles (baisse de taxes, poursuite du crédit d’impôt transition énergétique, assouplissement de l’éco-prêt à taux zéro pour les travaux dans l’ancien …) afin de soutenir les efforts des acteurs privés, plan d’investissement public notamment pour la réhabilitation thermique des logements sociaux, accompagnement de la montée en compétence des entreprises du bâtiment par la mise en avant des labels qualité

Cette convergence nous permet d’espérer une relative stabilité dans l’environnement fiscal et règlementaire qui accompagne ce mouvement de rénovation thermique depuis deux ou trois ans.

Le consensus (rare !) des différents candidats sur l’importance de cet effort, traduit la nécessité à réaliser des économies d’énergie dans nos logements, nos bureaux ou nos commerces.

En France, ces bâtiments pèsent 46 % de la consommation nationale d’énergie finale et émettent 23 % des gaz à effet de serre, loin devant le transport ou l’industrie !

La vague de froid de janvier confirme que nos hivers connaitront des pics de grands froids, dans la foulée d’étés plus chauds. Le prix de l’énergie est reparti à la hausse : le pétrole ou le gaz, mais aussi l’électricité d’EDF dont le prix augmente de 3 à 5% par an. Nous découvrons qu’EDF risque de ne plus pouvoir répondre à des pics de consommation. La pollution est fréquente : le chauffage au bois en serait la première cause dans la vallée de l’Arve.

Pollution, risque de pénurie, précarité énergétique pour une partie de la population, l’amélioration de l’efficacité thermique de nos logements est une nécessité économique, écologique, pour notre confort et pour notre santé.

Même si les premières Règlementations Thermiques ont été mises en place dès 1974, notre parc immobilier est encore relativement peu performant.

Sa taille (plus de 17 millions de logements) fait de cette rénovation thermique un chantier titanesque réalisable uniquement s’il est entrepris sur le long terme.

Ne doutons pas que notre futur(e) président(e) de la république ne laissera pas cette priorité au rang de promesses oubliées, mais en fera, comme annoncé, un axe fort de son action.

About the Author